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Diamanti

Synopsis :

Un réalisateur de renom réunit ses actrices préférées. Il leur propose de réaliser un film sur les femmes. Il les projette alors à Rome, dans les années 70, dans un magnifique atelier de couture pour le cinéma et le théâtre, dirigé par deux sœurs très différentes. Dans cet univers peuplé de femmes, le bruit des machines à coudre résonne, les passions et la sororité s’entremêlent…

Critique :

Un an après le film « de plateforme » Nuovo Olimpo, un hommage passionné au cinéma qui n’est sorti que sur Netflix, Ferzan Ozpetek retrouve le grand écran pour y porter les histoires, personnages et émotions qui sont le propre de son travail avec son nouveau long-métrage, Diamanti, que Vision Distribution lancera le 19 décembre 2024 dans plus de 400 salles italiennes. Ce régal grand public arrive pour janvier 2026 en France, qui déploie une armée d’actrices à succès (18 en tout) et se passe entièrement dans un des lieux les plus scintillants et colorés qu’on puisse imaginer : un atelier de création et réalisation de costumes de cinéma et de théâtre, à Rome, dans les années 1970.

Comme c’est souvent le cas avec le cinéaste turc-italien, le point de départ de son quinzième long-métrage est autobiographique. Cette fois, la mémoire d’Ozpetek retourne au début des années 1980, quand il travaillait comme assistant du réalisateur et fréquentait les ateliers de couture du spectacle, où il pouvait croiser les plus grands costumiers, cinéastes et interprètes de l’époque parmi les mannequins, les machines à coudre et les chutes de tissu. L’action commence cependant aujourd’hui : autour de la traditionnelle table de lecture se réunit un groupe de femmes dont on reconnaît peu à peu les visages. Ce sont de célèbres actrices qui ont toutes déjà travaillé avec le réalisateur, Luisa Ranieri, Jasmine Trinca, Nicole Grimaudo, Paola Minaccioni, Elena Sofia Ricci, Lunetta Savino, Aurora Giovinazzo, Milena Vukotic, Carla Signoris, Anna Ferzetti et Loredana Cannata, plus les nouvelles venues Vanessa Scalera, Geppi Cucciari, Milena Mancini, Sara Bosi et Mara Venier. Elles ont été convoquées par Ozpetek lui-même (dont c’est la première apparition dans un de ses films) pour monter ensemble son prochain travail.

Ainsi, entre un plat de pâtes, la lecture du scénario et des échanges de boutades, on est soudain catapulté en 1974, dans un magnifique atelier de création de costumes dirigé par deux sœurs très différentes entre elles, l’une déterminée et un peu despotique, l’autre plus fragile et tourmentée, interprétées par Luisa Ranieri (qui en est à son quatrième film avec Ozpetek) et Jasmine Trinca (qui a reçu un David de Donatello pour son rôle dans Pour toujours). Arrive alors une commande pour un gros film situé au XVIIIe siècle. La costumière (Vanessa Scalera) est lauréate d’un Oscar et le réalisateur (Stefano Accorsi, qui en est lui aussi à son quatrième rôle pour Ozpetek) est très exigeant. Les couturières se mettent au travail. Elles ont peu de temps et mille problèmes à gérer, y compris la rivalité entre les deux stars féminines du film, dont il est préférable qu’elles ne se rencontrent pas lors des essayages. Chez elle, chacune a aussi ses problèmes privés : un mari violent, un fils problématique, l’argent dont on manque toujours… Mais les femmes sont comme des diamants : elles résistent à tout.

Diamanti dure 135 minutes, qui filent sans qu’on s’en rende compte. La troupe fonctionne bien ensemble, les comédiennes sont toutes excellentes et justes, et même le plus petit rôle est valorisé. Et puis il y a ces habits incroyables qu’a créés le costumier Stefano Ciammitti (Moi capitaine, la série Netflix Lidia fait sa loi), dont on peut légitimement se dire que le prochain David de Donatello dans sa catégorie est déjà à lui. Dans ce film, on trouve un peu de tout : de l’ironie et du drame, de la sororité et de la compétition, des deuils tragiques, des amours non vécues, des relations secrètes, ainsi que des chansons et des danses sur des tubes de Patty Pravo et l’incontournable Mina. C’est tout l’univers d’Ozpetek sous sa forme la plus éblouissante. Le film est dédié à trois diamants du cinéma : Mariangela Melato, Virna Lisi et Monica Vitti.

Diamanti : Photo

Les bandes-annonces des films de la semaine :